Le pouvoir d’un choix simple : être là quand ça se passe



L’autre soir, j’ai raté quelque chose.

J'étais à un vernissage à Paris, je suis partie tôt parce que j’avais autre chose de prévu.

L’amie artiste avec laquelle j’étais, elle, a hésité. Pendant quelques secondes, elle a pensé partir avec moi. Puis elle s’est dit qu’elle allait finalement rester un peu.

Cette décision a complètement changé sa soirée.

En restant, elle a commencé à discuter avec différentes personnes présentes au vernissage. Plusieurs étaient des personnalités bien connectées dans le milieu de l’art. Elles lui ont demandé ce qu’elle faisait. Elle leur a montré son travail sur son téléphone et la conversation s’est ainsi engagée naturellement.

Ces personnes l’ont ensuite présentée à d’autres invités. Parmi eux, deux journalistes de magazines d’art, qui ont pris des notes pendant qu’elle parlait de son travail, ainsi qu’une galeriste. Elle leur a aussi parlé de son exposition à venir, et plusieurs ont dit qu’ils viendraient au vernissage.

Les conversations ont continué toute la soirée avec des échanges de coordonnées et d'idées et certains l’ont même rappelée le lendemain pour lui transmettre d’autres contacts.

Aussi il y a eu le happening.

Une sculpture a été démolie devant le public à coups de marteaux. L’œuvre s’est brisée en morceaux, et chacun pouvait repartir avec un fragment dans un petit sac. Une œuvre qui disparaît et dont les spectateurs emportent une trace. Ça ne s’oublie pas.

Mon amie est restée tard et est rentrée chez elle portée par l’adrénaline d’une soirée très dense, presque irréelle, comme une zone parallèle.

Tout cela tient à deux choses très simples : elle a décidé de rester et elle a décidé d’aller parler aux gens.

Si elle était partie, rien de tout cela ne se serait produit. Elle n’aurait jamais rencontré ces personnes, ni créé ces contacts, ni vécu cette soirée.

Et c’est exactement ce que résume l’expression anglaise : “You don’t know what you don’t know.”

Quand on ne va pas quelque part (ou quand on part trop tôt !)  on ne saura jamais quelles rencontres, quelles conversations ou quelles opportunités auraient pu surgir.

Les choses arrivent souvent simplement parce qu’on est là et qu’on ose faire le premier pas.

C’est aussi comme cela que fonctionnent les réseaux.

Beaucoup de personnes souhaitent rencontrer d’autres personnes, élargir leur cercle, faire émerger des idées ou des collaborations nouvelles. Et c’est souvent exactement ce qui se produit lorsque l’on prend le temps de se retrouver et d’échanger.

Les réseaux reposent sur une chose très simple : la présence.

C’est là que les conversations ont lieu et que les rencontres se font. Des moments qui n’ont parfois l’air de rien… mais qui peuvent ouvrir des portes inattendues.

Quand on participe à une rencontre, on ne sait jamais exactement ce qu’il va s’y passer : une discussion intéressante, une idée nouvelle, une personne que l’on n’aurait jamais rencontrée autrement… Les réseaux fonctionnent souvent par surprises.

Certaines opportunités apparaissent simplement parce qu’on était là, à ce moment précis.

Si on ne se déplace pas, si on ne fait pas l’effort d’y aller, il ne se passera rien, c’est sûr. Et une fois sur place, il faut aussi oser parler aux autres. Dans un groupe accueillant et bienveillant, ce n’est pas si difficile.

C’est toute la richesse des réseaux : ils créent des possibilités. Et ces possibilités naissent souvent de rencontres très simples.

Il faut simplement être là. 

C’est pour cela que les rencontres comptent autant : ce sont elles qui font que des choses se passent.


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